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 Jude Memimger, oder Violet.

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Jude Memimger
Tueur(se) à gage


Messages: 23
Date d'inscription: 28/04/2009

MessageSujet: Jude Memimger, oder Violet.   Mar 28 Avr - 20:57

Nom : Memimger

Prénom : Jude ou Violet, anciennement Liesel.

Âge : Jude est âgée de dix-neuf ans.

Sexualité [bi,homo,hétéro] : Elle est bi', y'a plus de choix. 8D #BAF#

Description physique [minimum 8 lignes COMPLETES] :

Jude a hérité des yeux bruns de sa mère. Brun foncé. Un brun sombre aux allures de noir corbeau, parsemé d'éclats dorés à certaines lumières. Leur couleur est si profonde que son regarde vous aspire, vous englobe et vous noie dans un océan de ténèbres.
Les épines d'or qui gisent dans ses prunelles vous piquent, vous provoquent un malaise, l'envie alors vous prend de détacher votre regard mais ce noir, ce noir si tenace, vous retient.
Ses yeux dégagent un sentiment de gêne, ils déséquilibrent et embarrassent, aspirent et rejettent.
Ils sont d'une forme ovale. Forme ovale cernée de cils drus et courts, aussi noirs que les pupilles qu'ils protègent, tranchants et coupants, exprimant une garde ferme, sans relâche, acide. Ses paupières, lorsqu'elles sont fermées, découvrent leur blanc lunaire, maladif. Les cils sur son arcade sont d'une finesse appliquée, ils épousent avec perfection la forme de ses yeux.
Il n'est pas agréable de plonger son regard, on se sent indésirable, méprise et moins que rien, inutile et impuissant.
Jamais une once de bonté ne traverse ces pupilles bien trop noires, pas même dans ces éclats d'or qui au contraire semblent accentuer la contrariété que son regard forme en vous. Tous ceux qui ont croisé ses yeux, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, s'en sentent troublés –et espèrent que jamais, grands Dieux si vous existez non !, ils n'auront à le recroiser.

Violet a des mains fines et longues, squelettiques. Sa peau translucide laisse apercevoir les minces veines bleues, tunnels gorgés du liquide de vie et de mort, sous la maigre chair.
Ses paumes sont parcourues de lignes longues ou courtes, continues ou hachées, légitimement.
Ses doigts sont souples d'avoir joué longtemps du piano et du violon, quelque peu calleux suite à plusieurs années de guitare.
Elle a de longs ongles qu'elle coupait autrefois fréquemment afin de pouvoir jouer et produire aisément et excellemment des notes qu'elle laisse aujourd'hui pousser, longs ongles fins et blancs à la carne résistante.

Son visage, tout comme ses yeux, est de forme ovale. Ses traits sont dessinés avec application et délicatesse.
Elle arbore constamment une expression froide, stoïque, un air sérieux et grave incrusté en permanence dans son visage qui vous rend coupable d'un on ne sait quoi peu appréciable, certainement pas honorable, c'est à en terrifier d'autant que son teint pâle fait peur à voir, on la croirait perpétuellement malade.
En aucun cas on n'a vu s'afficher sur le visage de la jeune humaine un sourire gratifiant, un rire joyeux.
Il y a même des gens qui seraient prêt à offrir une récompense à quiconque réussit cet exploit !
Ils parient entre eux, gaspillent leur argent pour quelque chose dont ils sont incapables. Car ce ne sont certainement pas ces gens, ces enfants si idiots selon les pensées de Jude, qui la feront rire. Les rares rires –et encore, ceux-là même un individu n'a dû l'entendre qu'une ou, tout au plus, deux fois- qu'elle est capable de procréer sont des rires mauvais au timbre déplaisant.
Son nez est rectiligne, ligne droite parfaitement dessinée quoiqu'on pourrait trouver quelques imperfections épatées au bout de celui-ci.
Sa bouche est fine, sa lèvre supérieure est légèrement plus épaisse que sa lèvre inférieure. Elle est d'une teinte violine. Oui, violine.
Violine d'être restée trop longtemps dans la neige disait un ami de sa mère, violine des douleurs qu'infligeait son père à son frère et sa mère disait Heather. Quoiqu'il en soit, elles sont d'un violet grisé, terne mais aux nuances vivaces. Ses lèvres donnent une impression de froid, un froid polaire.
C'est, en dehors de ses yeux, ce qui ressort le plus sur le visage de la jeune fille. Le reste est effacé, n'existent plus que le regard acide et les lèvres glacées.
Sa peau est d'un blanc lunaire, translucide. Si pâle qu'on aperçoit souvent ses veines au détour d'un membre, c'est à peine si on ne voit pas le sang couler à travers.
Elle est maigre et petite, pensant quarante-et un kilos au plus et mesurant un mètre-quarante neuf.
Elle a ainsi une apparence frêle, une des nombreuses circulant sur la jeune fille est que rien qu'en la touchant, elle se briserait en morceaux, se décomposerait, rendue à l'état de poussière de porcelaine.
Elle marche rapidement, furtivement, semblable à un fantôme qui passe, presque invisible, encore plus lorsque vient la nuit.

Maintenant, nous en arrivons aux cheveux. Seulement maintenant, oui.
Ses cheveux sont comme ses yeux : d'un brun foncé. Enfin, ils sont noirs plus véritablement bien que l'on ait dit que «les cheveux noirs, au sens pur, n'existent pas».
Un noir d'encre, aussi profond que celui de ses yeux qui semble encore couler et luire sur sa ténébreuse chevelure.
Ils sont lisses mais d'une texture rêche. Autour de son visage ils forment une forteresse inviolable, protégeant son impénétrable figure efficacement.
Ils arrivent à ses omoplates, n'ont pas de coiffure particulière hormis cette éternelle raie centrée qui scinde en deux parties sa chevelure fine.
Il arrive cependant qu'elle pare ses cheveux d'un bandeau, d'un serre-tête ou même de pinces ; il est rare qu'elle fasse une coiffure «compliquée» mais ce n'est pas erroné.

Jude n'a pas de «style vestimentaire» défini. Elle s'habille comme elle s'habille, point. Elle peut aussi bien mettre une longue robe de velours blanc et brodée qu'un pantalon fait de jean et un t-shirt en coton.
Certes, ce n'est pas elle qui irait mettre des couleurs vives ou qui porterait des jupes s'arrêtant au-dessus du genou ni même des débardeurs mais il n'est pas étonnant de la voir avec une jupe noire parsemée de broderies rouges dépassant les genoux accompagnée d'un chemisier blanc.
Elle ne se vêtira jamais d'un haut vert pomme et d'un pantalon rose fluo mais elle peut porter des vêtements qui portent des traces de quelques couleurs comme le rouge, le violet, le bleu…
Dans son habillement, elle est assez diversifiée mais n'est nullement axée sur ce qui est appelé la «mode» et ne se précipitera en aucun cas sur le «dernier haut trop génial qui vient de sortir».

Histoire [minimum 12 lignes COMPLETES] :


Avant de parler de Jude, parlons de sa famille.

Prenons sa mère tout d'abord.
Sa mère est une femme aux origines anglaises, qui répondait au nom d'Heather White, elle a vécu jusqu'à ses six ans en Angleterre avant d'aller voir l'Irlande, y habitant deux années consécutives puis partir au Japon, définitivement.
Quand elle eut vingt-et-un ans, la jeune femme partit en Irlande. Elle exerçait le métier de traductrice : de l'anglais au japonais, de l'anglais au français, du français à l'anglais, de l'anglais à l'allemand…
Heather était une femme déterminée, sérieuse et travailleuse qui vivait à travers les cultures de tous pays, aspirait sans cesse à découvrir de nouvelles langues et de nouveaux pays et ne vivait que pour et par son travail. Il n'y avait pas de place pour des amis et encore moins pour ne vie familiale.
La jeune anglaise aimait voyager et se décida à aller visiter l'Allemagne. Elle traduisait leurs romans, connaissait de par les livres leur culture, autant qu'elle aille sur le terrain.
Mademoiselle White rencontra en ce beau pays Wolfang Memimger, homme à forte tête, plus déterminé encore qu'elle et au physique carré.
Heather et Wolfang passèrent tout le mois qu'elle se trouvait à Berlin, capitale de l'Allemagne, ensemble. Au fil des semaines, ils se rapprochèrent. Jusqu'à ce qu'Heather ait son premier enfant, un fils du nom de Sigmund.
Elle faillit avorter, ne désirant pas de vie sentimentale, tout lui revenant d'un coup : son métier, ses réticences, sa vie, la vraie. Elle avait l'impression de revenir d'un cauchemar, un douloureux cauchemar qui se réalisait.
Malheureusement, monsieur Meminger n'était pas d'humeur à la laisser partir avec son fils et encore moins qu'elle tue ce dernier. Elle n'eut d'autre choix que de rester avec cet homme.
Elle eut un deuxième enfant. Lorsqu'elle apprit qu'elle était enceinte la femme prit les voiles et retourna vivre en Irlande, dans ses belles contrées, emmenant avec elle Sigmund.

Wolfang Memimger quant à lui est un homme qui fut élevé dans une famille dominée par le père dont la mère n'était qu'une malheureuse tout juste bonne à donner des héritiers et servir les repas.
Il fut éduqué par son père, entièrement. Mais le mot est ici mal choisi : endoctriné convient mieux. Beaucoup mieux.
Son père, Hans, avait vécu pendant la seconde guerre mondiale. Il était allemand et dans l'arbre généalogique de sa famille il n'y avait rien ni personne qui ne soit pas de sang allemand, disait-il.
C'était un homme qui avait aidé et soutenu la cause de ce tristement célèbre Adolf Hitler. Il aurait voulu que l'Anschluss, «plan» qui consistait à réunifier tous les territoires de langue allemande, soit accompli, que les races inférieures soient éradiquées, que les Aryens, race supérieure, s'élève au-dessus de tous, que la race à laquelle il appartenait soit honorée.
Il divisait les Hommes en race, comme Hitler le faisait. Mais nous n'allons par réécrire les six ans de cette épouvantable guerre et ce qu'il se passait.
Hans endoctrinait ses enfants avec les mêmes doctrines que celles du dit «Führer».
Aussi, quand Wolfang Meminger rencontra Heather, jolie jeune femme aux cheveux blonds, vive et en bonne santé, il ne put que vouloir une chose : obtenir d'elle des héritiers. Et il en eu.

Jude naquit trois ans après Sigmund.
Sigmund était un enfant réservé, il avait une grande peur de son père et en faisait sa fierté : tout comme sa mère, le jeune enfant était blond et, de surcroît, ses yeux étaient bleus comme ceux de son père.
Cependant, Wolfang ne trouvait pas son fils assez réactif, pour lui, il fallait qu'il soit déjà sur pieds à deux mois, qu'il mange avec couteau et fourchette à six, qu'il joue à la guerre à un an et méprise les races inférieures choses qu'il ne faisait –à son seul étonnement- pas.
Quant à Heather, elle était reléguée au bien-être de la maison.
Ce n'était pas la vie dont elle rêvait, ce n'était pas la vie dont elle avait toujours rêvé. C'était celle qu'elle avait fui, qu'elle cherchait d'autant plus à fuir.
L'annonce d'un deuxième enfant lui en donna l'opportunité : elle avait des amies et amis qui pourraient l'aider, un coup de téléphone, un billet d'avion Irlande-Allemagne et ils venaient la chercher.
Quand sa grossesse ne fut plus supportable à la maison, la jeune femme dut partir à l'hôpital. Ce fut dans cet établissement qu'elle contacta des amis afin de venir l'aider, elle et son fils, de les sortir de là, de cet enfer nazi.
Tout est facile, trop facile. Ce pourquoi il faut venir compliquer les choses, auquel cas ce n'est pas amusant.
Wolfang venait tous les jours voir la future dame porteuse de son second héritier, il était un peu déçu que ce soit une fille mais, après tout, elle contribuerait à la prolifération de leur race. Il ne fallait, en aucun cas, qu'il s'aperçoive que d'autres personnes venaient la voir ou il ferait tout, et qui sait ce dont il était capable, afin qu'elle revienne vivre à la maison ; car il avait peur : et si dans la tête de sa femme naissaient l'idée de partir ? Elle était cultivée, pensait, intelligente, avait connu autre chose… Peut-être, malgré ses airs de personne heureuse masquait-elle l'amer déception de l'avoir suivi.
Aussi restait-il le temps qu'il le pouvait en sa compagnie, lui parlant de Sigmund, de leur future fille, de son prénom. Ils l'appelleraient Liesel, prénom de sa mère, décédée bien trop tôt.
Il en avait ainsi décidé et ce serait ainsi fait. Il ne laissait place à aucune alternative, sauf la sienne.
Comme toute personne, il ne pouvait être à deux endroits à la fois. C'était donc pendant les heures de travail de son compagnon que l'on rendit visite à Heather. Un plan fut élaboré : à sa sortie de l'hôpital, lorsque Wolfang irait travailler, on viendrait la chercher.
Ce fut dit, ce fut fait, exactement comme Wolfang –au contraire que c'était pour le bien et non pour le mal de la jeune irlandaise.
Elle revint donc en compagnie de sa fille et de son fils vivre dans les contrées nord de la Terre.

Jude vit donc en Irlande. Bien sûr, Wolfang chercha à retrouver ses héritiers et la mère de ceux-ci. Bien sûr, ils durent déménager, par crainte. Mais jamais il ne parvint à les retrouver : cet homme n'avait pas été éduqué pour penser, il avait été éduqué pour agir.
La vie, après plusieurs années d'angoisse et de peur put, enfin, reprendre un cours normal. Heather reprit Sigmund en main et s'occupa avec une attention plus douce que celle de son ancien compagnon de ses deux enfants.
Liesel et Sigmund s'entendaient relativement bien. L'enfant blond était marqué par les coups que son père lui avait porté, par ces trois ans à souffrir. Il n'avait certes vécu que ses trois premières années avec ce géniteur mais elles avaient été suffisamment marquantes pour que jamais il ne les oublie.
Il se délectait du savoir et de la vie libre qu'il menait tandis que la haine naissait dans un coin de sa tête, ce même sentiment qui détruit tant et tant de vies.
Jude était une enfant aux cheveux et aux yeux bruns, l'exact contraire de ce qu'aurait apprécié junior Memimger. Lorsqu'elle eut six ans, sa mère voulut lui changer de nom : elle ne supportait plus le prénom de Liesel, cette femme dont elle avait bien trop entendu parler, cette pauvre femme qui n'avait pas eu la vie heureuse et refusait que sa fille porte ce prénom, trop indicateur de la volonté du père.
Elle demanda donc à que l'on renomme Liesel Memimger Jude, de son deuxième prénom Violet prononcé «Violette» ; elle put accéder à l'accomplissement de cette demande en revanche, elle ne réussit pas à faire changer le prénom de son fils. Ce prénom est un prénom anglais, Heaher aurait donc pu le prendre juste par goût de la sonorité et c'est en partie pour ce choix qu'elle ainsi renommé sa fille mais pas seulement : en allemand, Jude signifie «juif», une opposition renforcée à Wolfang, une provocation ouverte d'autant plus que Violet a des cheveux et des yeux noirs.
Heather et Wolfang n'avaient pas été mariés seulement il avait demandé à ce que ses deux enfants portent son nom et cela, elle ne put le modifier, pas même quand elle expliqua aux autorités lors de la plainte déposée par son compagnon ce qu'elle avait vécu. Il y eut d'ailleurs, suite à cette plainte, un procès. Elle le remporta et avec la garde de ses deux enfants.
Il semblerait que l'homme ait été condamné à plusieurs mois voire années de prison.


Dernière édition par Jude Memimger le Mar 5 Mai - 19:01, édité 2 fois
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Jude Memimger
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Mar 28 Avr - 21:02

Jude et Sigmund s'entendaient bien, leur enfance fut ponctuée de rires et sourires, de découvertes enfantines et de jeux –ainsi que de quelques disputes moindres.
L'adolescence se déroula moins bien. Le blondinet nourrissait des envies de vengeance de plus en fortes envers son père, qu'il désirait retrouver afin de lui faire subir ce que lui et sa mère avaient subi !
De même, une certaine haine envers sa sœur se créait : elle n'avait jamais eu à connaître les coups, les cris, la souffrance et la terreur, ils avaient fuit avant, elle n'avait jamais rien connu d'autre que le bonheur contrairement à lui !
Chaque année cette aversion grandissait et il finit par s'en prendre réellement, physiquement, à sa sœur.
Lorsque leur mère n'était pas à la maison, il la frappait, se moquait sans discontinuer de la jeune fille, lui reprochait de ne pas avoir connu ce qu'il avait subit, il lui disait qu'un jour, il la livrerait à Wolfang et qu'alors elle comprendrait et elle trouverait que ce que lui, Sigmund, faisait, était juste, que c'était normal qu'il lui fasse cela comparé à ce qu'il avait dû supporter les trois premières années de sa vie.
Ce fut à cette époque qu'elle se réfugia dans la musique et l'écriture, le patinage, seuls endroits où elle n'était pas avec son frère.
Heather avait voulu que ses enfants soient libres de faire des activités qui leur plaisaient, elle ne voulait pas les priver d'une passion aussi Jude et Sigmund pouvaient faire ce qu'ils désiraient, dans la limite du possible.
Lorsqu'elle eut douze ans, la jeune fille supplia sa mère de la laisser partir en pension. Elle ne supportait plus le sort que son frère lui infligeait mais se gardait bien de dévoiler ce que le jeune blond était quand elle était au travail aussi lui assura t-elle qu'elle désirait «voir le monde autrement» ; Heather était sceptique : perdre sa fille, sa chère fille ? La laisser partir ? Mais elle ne pouvait se résoudre à les priver de leurs désirs aussi donna t-elle son accord.
Sigmund en était heureux : elle n'allait plus être là, ils allaient être comme avant, fils et mère, uniquement !
Violet partit dans une pension réputée pour le nombreux choix des options : tous les domaines, ou presque, avaient leur place à Shakespeare School.
Cette école était nommée du grand auteur anglais que la directrice vénérait.

La vie à Shakespeare School était bien différente de celle qu'avait connu la jeune adolescente. Elle y était plus stricte, plus dure. Chose qu'elle n'avait jusqu'ici jamais eu, elle devait assister à des cours de catéchisme, la religion était une matière primordiale dans ce collège qui faisait également primaire et lycée.
Elle y étudiait les matières élémentaires comme l'anglais, l'irlandais, les mathématiques, la physique et la chimie, les sciences de la vie et celles de la terre, l'histoire et la géographie du monde mais avait également deux langues en plus, elle avait opté pour le français et le japonais, pays «d'adoption» de sa mère, et avait bien sûr pris en options la musique et… Le patinage artistique. Car, oui, dans cette école, on pouvait pratiquer du patinage tout comme l'on pratiquait le football.
Malgré les règles strictes, elle se plaisait. La première année fut difficile mais les suivantes furent des plus agréables : Jude s'était adaptée avec une facilité déconcertante en un an aux règles de l'école que, dès à présent, elle trouvait fondées sur des principes logiques. Oui, elle s'était adaptée avec perfection, fondée avec brio dans cet environnement. Elle préservait au fond d'elle une douleur sourde, celle du rejet de son frère et de ses paroles blessantes.
Si blessantes qu'elle avait fini par y croire, qu'elle s'était effacée, ne devenant plus qu'un fantôme vivant qui errait désespérément et qui regrettait amèrement d'être là. Plusieurs fois elle avait pensé à ne plus exister, à laisser tranquillement vivre Sigmund et Heather. Elle tenta même à deux reprises de faire jaillir de ses poignets le liquide délivrant, celui qui conservait en vie et pouvait générer la mort mais n'était, heureusement, pas parvenue à son terrible but –elle vivait encore chez elle.
Oui, le garçon blond avait raison : elle n'était qu'une sale enfant, elle profitait de son bonheur, osait vivre avec eux qui avaient tant souffert, se plaisait à faire des choses qu'elle n'aurait jamais eu le droit de faire. Sous prétexte qu'elle était née de leur mère, elle se permettait d'empiéter sur son territoire, mais de quel droit ? De surcroît, elle ne connaissait même pas leur père, cet homme terrifiant qui avait mené la vie si rude à sa famille tandis qu'elle vivait avec une cuillère en or blanc dans la bouche !
Ce n'était pas une haine envers les juifs qui animait Sigmund mais une haine envers Jude Violet Memimger, fille de son père et sa mère qui ignorait tout de leur ancienne existence, qui portait un nom sans même connaître le visage du porteur initial.
Elle n'eut que peu d'amis à Shakespeare, deux uniquement.
L'une d'entre elle partit de la pension à quatorze ans, l'autre quelques mois plus tard et alors elle se retrouva seule mais elle ne chercha pas à se faire d'autres amies. Ce fut dans cette école que la jeune musicienne, plutôt talentueuse par ailleurs, se renferma, changea de personnalité, ce changement était renforcé par les blessures encore brûlantes laissées par son frère.
Elle les étouffait avec un nouveau comportement, les écrasant sous le poids de ce caractère nouveau.
Caractère pas si nouveau que cela. Il datait bien de l'époque où elle vivait encore avec mère et frère mais il n'était simplement pas encore au goût du jour et sommeillait patiemment en elle, attendant le délicieux moment où il pourrait se réveiller et se révéler au monde.

L'école était un lieu clos, duquel les élèves et même le corps enseignant ne sortaient que très rarement.
Ces rares fois avaient lieu lors de sorties scolaires au marché de la ville une fois par mois –quand ils étaient chanceux- et, éventuellement, quelques sorties scolaires pour aller visiter tel ou tel musée. Lorsque ces sorties étaient organisées, elles avaient lieu à des heures où d'autres personnes de l'âge des élèves ne risquaient pas de se balader, toujours sur des heures de cours.
Le week-end, personne n'avait l'autorisation de sortir de l'enceinte de l'établissement, le règlement le proscrivait et promettait des sanctions sévères si jamais il s'avérait –et jusque là, personne ne s'était aventuré à vérifier la véracité de ces menaces- que quelqu'un ose seulement sortir ne serait-ce que son doigt de l'immense et impressionnante grille noire, qui poussait d'abominables cris dès qu'on l'ouvrait, illégalement.
Aussi les étudiants étaient-ils conservés dans l'espace restreint de l'établissement. Cependant, il y avait là un jardin à l'arrière dont l'accès était autorisé uniquement les week-end, une cour au-devant des bâtiments qui était également l'entrée. Il y avait quatre bâtiments : le bâtiment central nommé Bâtiment Rimbaud qui servait aux cours, c'était le plus long bâtiment de l'école, les ailes est et ouest accolés au Bâtiment Hugo qui étaient les dortoirs et salles de bains des élèves et des professeurs respectivement nommées Dortoir Zola et Dortoir Stendhal qui alignées auraient mesuré l'exacte taille du bâtiment central, un bâtiment, Bâtiment Baudelaire, plus petit qui était perpendiculaire au dortoir Zola et servait aux cuisines et au self ainsi qu'un bâtiment perpendiculaire au dortoir Stendhal, le Bâtiment Hugo, qui accueillait la bibliothèque, une «salle informatique» qui n'avait d'informatique que le nom et une «salle de loisirs» identique à la salle informatique : le nom seul représentait la constitution de ces pièces.

Lorsque ses amies partirent, pour diverses raisons, la jeune musicienne se retrouva seule cependant, elle ne s'en plaignit pas. Ses amies étaient parties, point, elle n'allait pas courir après quelque chose qu'elle n'aurait plus.
Elle fut donc seule, s'enterra de plus en plus dans un monde connu d'elle seule duquel elle ne s'évadait que pour aller lire, écrire ou jouer un air de musique ou, encore, exercer plusieurs pas sur la glace.
Elle passait au self furtivement, elle était devenue fantôme parmi les vivants, morte parmi les zombies.
Car il fallait bien avouer que dans cette école, tout devenait monotone. Ce pourquoi quelques groupes venaient perturber la monotonie étouffante en «distrayant» l'équipe étudiante par des inventions de leur crû.
Elle semblait indifférente à toutes ces bêtises, indifférente au monde qui l'entourait.

Violet dut partir. Partir de cette école, partir de Shakespeare School. Au revoir Dortoir Stendhal, adieu Chambre Aragon.
L'école coûtait très cher à sa mère et malgré le salaire assez élevé qu'elle percevait, elle ne pouvait se permettre de continuer à payer la pension en plus des activités de son fils, de leur loyer, de tout…
La violoniste s'était habituée à l'environnement, s'était fondue dans les règles. Elle évoluait en fantôme mais elle faisait entièrement partie de ces lieux. L'arracher de Shakespeare c'était l'arracher à son monde.
Lorsqu'elle revint chez elle, elle fut déboussolée. Tous les repères qu'elle avait acquis devaient partir en fumée, d'un claquement de doigt. Elle devait être comme avant, faire comme avant.
Mais elle n'y parvenait pas.
Soignée et appliquée, tout était rangé chez elle. À l'école, elle était l'une des meilleurs élèves mais malgré cela elle ne put obtenir de bourse : sa mère n'y avait pas pensé et, de toute façon, ne l'aurait pas désiré. Car le coût n'était qu'un prétexte, la vérité était qu'elle voulait que sa fille soit avec eux, qu'ils forment une famille. Elle ressentait l'absence de sa fille comme un rejet de sa part et s'en voulait aussi s'était-elle décidée à la faire revenir à la maison et à s'y dévouer, corps et âme, comme elle le faisait pour Sigmund.
Sauf que Jude en avait décidé autrement. Ou plutôt, elle avait évolué. Elle n'était plus la petite fille douce, la petite fille agréable et souriante.
Elle était stricte, au sens propre. L'air sévère, presque sûr d'elle, elle semblait à des mille de là.
Dans sa pension, elle avait dû apprendre les règles. Elle avait dû apprendre à ne rien faire tomber, à ne rien briser, à faire tout avec perfection, le plus proprement qui soit.
Pour cela, leurs doigts étaient battus par de lourdes règles de fer, leurs poignets étaient blessés par de vieilles fourchettes d'argent, leurs joues étaient rougies par de violentes gifles.
À chaque erreur, un coup. Une miette de pain dans l'assiette, ne serait-ce qu'un, et l'on vous giflait. Et cela avait bien servi à la jeune fille.
Elle incarnait la netteté, la perfection. Au bout de deux ans, elle ne reçut plus de coups, jamais. Elle n'en avait nul besoin.
Elle avait aussi appris à bien s'asseoir, à se tenir droite, de la même façon que leur était enseigné la propreté. L'atmosphère était rigide, aucun écart n'était permis.
Et, tout d'un coup, on lui ouvrait les portes d'une liberté exagérée. Une liberté qu'elle était incapable de comprendre, incapable d'attraper. Elle ne s'engouffrait que dans une seule liberté, celle de l'art. À travers l'écriture et la musique, mais aussi le patinage, elle se libérait. C'était tout.
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Jude Memimger
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Mer 29 Avr - 12:56

Non content du retour de sa sœur, Sigmund entreprit de continuer le châtiment qu'autrefois il lui infligeait. Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'est que sa sœur reste impénétrable face à ce qu'il faisait. Elle restait droite, la tête haute, les yeux fixant un point connu d'elle seule.
Cela l'énervait, il la frappait. Mais même encore elle restait stoïque. Il continuait, jour après jour mais Jude restait d'apparence froide, encaissant les coups sans broncher, s'infligeant de plus grandes douleurs à l'intérieur : celles de l'accord et de la justice méritée.
Elle se disait qu'il avait raison. Raison de lui faire cela, elle le méritait. Il accomplissait là une justice que personne n'osait donner.
Elle n'avait pas droit de vie, pas en leur compagnie du moins.
«Vas-y, frappe-moi, je le mérite. Je ne t'en veux, je suis en accord avec ce que tu penses. Bats-moi, cela ne me dérange pas. Voilà bien longtemps que la douleur et le sang me sont indifférents, voilà bien longtemps que je suis euphorique à l'idée de ressentir la brûlante douleur qui m'étreint lorsque le sang coule, même avant la pension. Vas-y, je ne te dirai rien. Continue, j'en suis heureuse.»
C'était ses pensées, ses pensées mêmes.
Le problème fut qu'un soir sa mère rentra plus tôt que prévu d'une soirée à laquelle elle devait assister. Le problème fut que si Jude avait entendu quelque chose elle se garda bien de le dire ou de le montrer, même de le penser, et que Sigmund, lui, n'avait rien entendu, assurément ou il aurait cessé ses actes depuis déjà quelques minutes. Le problème fut qu'Heather entra dans la chambre du garçon blond pour aller le voir, ensuite elle serait allée dans celle de sa sœur.
Le problème fut qu'elle eut l'atroce vision de Sigmund giflant sa sœur, assise sur le lit, imperturbable.
Elle les sépara. Gifla Sigmund. Regarda avec effroi sa fille : son air froid, trahissait-il de l'indifférence ou, pire, du plaisir à se faire taper ?
La traductrice s'effondra en larmes. Sigmund, remit de sa gifle, qui pendant quelques secondes s'était épris de haine pour sa mère rejeta cette haine envers sa sœur : elle n'avait aucun droit de faire pleurer leur mère !

Quelques jours passèrent. Le silence était complet dans la maisonnée ce qui ne dérangeait certainement pas la jeune fille.
Il y eut plusieurs discutions, plusieurs versions, plusieurs explications. Seul Sigmund parlait. Mais elle parla un jour. Une fois. La dernière.
Violet, parla.
Elle expliqua par des bribes de mots incompréhensibles ce qui c'était passé. C'est du moins ce que l'on supposa.
Le soir, sa mère alla la voir. Une autre discussion fut entamée, celle-ci était plus douce. Elles se mirent d'accord sur le fait que Jude partirait de nouveau, autre part, mais, cette fois, sa mère ne s'en voudrait pas. Le temps de cette soirée, elle avait retrouvé sa fille, sa chère fille.
Les recherches se firent discrètes, dans le dos du blondinet, puis elles se décidèrent à envoyer Jude à Miami. C'était loin, différent. Elle vivrait sa vie, tranquillement.
Oui, Jude irait là-bas. Alors Jude alla là-bas. Elle fit ses valises et partit, un matin pluvieux.
Elle dit au revoir aux landes Irlandaises et prit l'avion en direction de cette nouvelle contrée, inconnue. Elle embrassa sa mère, eut une pensée pour l'Allemagne de son père, son frère, son nom, les autres et monta dans l'oiseau de métal.
Au revoir, Jude. À bientôt.
«Tu nous écriras, ma chérie ?
Oui, maman. Je t'écrirai.»
Bienvenue à Miami, chère jeune fille. On verra ce qui t'attend.

Description caractérielle [minimum 8 lignes COMPLETES] :

On a tous fait tomber son crayon au sol, on a tous ramassé le crayon de quelqu'un pour le lui rendre.
Pas Violet.
Faites tomber votre stylographe au sol, demandez-lui –et tant bien même cela est dit de la façon la plus polie et la plus sympathique ou de la façon la plus froide et la plus terrifiante- de vous le donner, elle ne cillera pas.
Elle vous ignorera, tout bonnement, et vous n'aurez plus qu'à trouvez une âme plus charitable ou vous déplacer afin de récupérer votre précieux objet.
Vous ne faites pas attention, vos bras sont chargés, et vous la bousculer, faisant tomber ce que vous portez, elle ne vous aidera pas à ramasser vos affaires. Elle passera son chemin, poursuivra sa route.
Et si vous lui renversez un liquide, un aliment, malencontreusement ?
Vous aurez en retour un regard des plus noirs, comme jamais vous n'en n'aviez vu, puis elle rentrera se changer.
Non, Violet ne rend aucun service, pas même le moindre. Et si elle ne rend pas le plus minime, elle ne rendra certainement pas le plus important, cela va de soi.
Elle n'aide pas, elle ne demande jamais rien à personne –ainsi, elle n'a pas de comptes à rendre.
Il est inutile de lui demander quoique ce soit, elle n'obtempéra pas.
Jamais.
Si cela vient d'un professeur ? Et bien, quoi donc, quelle différence ? Pour la jeune fille, aucune. Inférieur, égal, supérieur, plus jeune, de même âge, plus âgé, rien n'y personne ne pourra changer cela, elle n'accomplira rien, n'aidera pas.
Vous n'avez qu'à vous débrouiller par vous-même, comme elle le fait.

Vous, vous, vous… Toujours vous. Et elle ?
Elle ne fait pas tomber ses affaires ? Elle ne bouscule personne ? Elle ne renverse rien ?
Non.
Jude ne fait rien tomber, ne pousse personne, ne renverse que nenni.
Elle ne fait pas de miettes quand elle mange, elle ne met pas le sucre à côté quand elle le verse sur un pamplemousse, il n'y a nulle trace de sauce dans son assiette après qu'elle ait mangé un turbo poché à la sauce hollandaise, elle ne se tache pas quand elle mange une crème de clémentines.
Il est rare qu'elle doive gommer, mais quand elle le fait, elle le fait du plus proprement qui soit, elle ne de dépasse pas quand elle colorie, tout paraît lisse et doux, ses traits de construction sont nets et précis, ses lettres sont fines et appliquées.
Son linge est correctement plié, il n'est pas froissé, les draps de son lit sont impeccablement tirés, chaque chose est rangée soigneusement, ses objets et meubles sont propres.
Jude n'est pas maniaque, malgré ce que pensent les gens. Elle est juste soignée, appliquée.
Elle prend soin de ses affaires et de ce qu'elle fait, au contraire de bien des gens.
Même si, un jour mémorable alors, elle voulait vous demander de ramasser son stylo à plume tombé au sol, elle ne le pourrait pas. Elle ne le pourrait pas car il ne tombera pas.
Pas par sa faute, du moins. Elle ne se tachera pas. Elle ne salira, ne brisera rien.
Vous, oui. Mais pas elle. Pas Jude.
S'il lui arrive quelque chose de semblable, ce sera de votre faute.
Jamais de la sienne. Tout ce qu'elle fait est appliqué.

Violet n'est pas méchante. Mais elle n'est pas gentille non plus.
Elle est simplement affable. Uniquement affable.
Quand on la rencontre pour la première fois –sauf si vous aviez désiré de l'aide-, on ne se dit pas qu'elle est «gentille» ou «méchante», on se dit qu'elle n'a pas «l'air bien méchant», qu'elle a «l'air sympathique», comme pour tant d'autres personnes.
Elle est aimable, voilà tout.
Il n'est pas déplaisant de lui parler, mais on ne passerait pas ses journées avec elle pour autant, se dit-on en camarade de classe.
Pour la majorité des gens, c'est une connaissance ou quelqu'un que l'on connaît de vue, pas vraiment désagréable, qui ne dérange pas, mais sans plus, on s'arrête là.
Ensuite, il y a ceux qui la connaissent. Les gentils et les méchants. Les amis et les ennemis. Leur nombre est inférieur aux personnes pour qui elle n'est qu'une élève parmi d'autres, mais il existe tout de même.
Prenons, tout d'abord, Violet et les amis.
Tout comme les jeunes de son âge, elle peut sourire, raconter ses souvenirs, raconter ses journées, sortir s'amuser, avoir des moments moins drôle. Oui, elle peut et fait tout cela.
Comme tous les jeunes de son âge, il y a les cours, la vie à la maison et la vie en dehors. La vie d'étude, la vie familiale et la vie avec les amis. Et avec ces amis, elle est normale, tout simplement. Il ne faut pas compliquer de trop.
Mais -car, bien évidemment, il y a un mais, ce ne serait pas amusant sinon-, mais la jeune fille a une autre part, plus profonde, peut-être aussi plus floue et sombre aux yeux de ses amis.
Cette part ne parle pas que de la pluie et du beau temps. Elle parle aussi de comment tombe cette pluie et de comment rayonne ce soleil. Elle joue sur les détails, approfondit les sujets, va voir plus loin, fouille et déterre. Elle ne s'arrête pas aux apparences, elle creuse un tunnel, long et large.
Elle discute de choses que l'on ne comprend pas toujours ou qui peuvent la faire paraître folle –mais, qui sait, peut-être l'est-elle vraiment. Suite à cette remarque, cette part vous dirait qu'en tous sommeille dame Folie. Qu'elle ne s'exprime pas en même quantité, pas de la même façon chez chacun, mais qu'elle s'exprime tout de même chez tous. Elle est tel un nuage : elle prend diverses formes, divers poids, diverses tailles.
À présent, les ennemis. Enfin, ennemis. C'est un mot un peu fort, ne trouvez-vous pas ?
Mais gardons-le tout de même.
Face à un ennemi, Violet n'est pas du genre à frapper et parler inutilement. Elle est calme et posée. Elle réplique de temps en temps. De façon acide la plupart du temps.
Elle ne fait rien, ou presque. Ce qui a le don d'énerver les gens les plus susceptibles.
Elle ne criera pas, pour ça, non. Elle ne vous insultera pas. Elle restera impassible, d'un calme effrayant.
Et seulement cela.

D'un calme effrayant… Toujours. Jude ne crie pas, Jude ne s'énerve pas, Jude n'hurle pas à tout va et certainement pas pour un rien.
Il n'est pas erroné qu'elle se mette en colère. Cela peut arriver. Simplement, elle ne fera pas comme la plupart des gens.
La plupart des gens jurent, crient, insultent, font des gestes brusques, deviennent très impolis.
La plupart des gens se transforment un feu brûlant à la moindre petite étincelle qui viendra allumer les braises sèches. Pour une raison infime, ils trouveront le moyen de se mettre colère.
Pas elle.
À quoi cela sert-il, Diable, de crier et insulter ? Cela résout le problème ? En majorité, non. Quand elle pose ces questions, on lui répond que «ça défoule.»
Elle ne voit nullement en quoi, mais, pour cela, n'ira pas chercher à comprendre. Elle a cessé voilà bien longtemps de comprendre les lubies des Hommes.
Comme dit, elle ne se met pas en colère pour un rien. Beaucoup d'hommes s'énervent pour la simple raison qu'ils ne parviennent pas à se coiffer, que leur café est trop clair, que le conducteur n'a pas mis son clignotant pour tourner, que la caissière ne fait que parler à la caisse et que «ça n'avance pas». Elle ne s'énervera pas pour ça, en aucun cas.
Si Jude s'énerve, ce ne sera pas pour une simple histoire de riz trop froid. Elle peut, en revanche, être agacée. Agacée par le comportement des gens, peut-être parce que la caissière parle de trop, mais ça n'ira pas plus loin.
Si elle s'énerve, elle parlera calmement. Froidement. Et, plus elle sera énervée, plus elle sera polie, ce qui trompe ceux qui ne la connaissent pas.
Sa colère sera glaciale. Glaciale et acide. D'un désagréable déséquilibrant, embarrassant, qui rien qu'à la force du ton fait taire les plus téméraires. Elle ne criera pas. Jamais. Du moins, ce n'est jamais arrivé. Et si jamais cela arrive… C'est qu'elle sera plus colérique que jamais elle ne l'a été. Et qu'il vaudra mieux fuir. Loin. Très loin.
Si elle s'énerve, ce sera pour quelque chose de bien plus important –du moins, à ses yeux- que pour le riz qui est froid.
Il y a des sujets sur lesquels elle est inflexible. Elle est ancrée sur un point et n'y reviendra pas. Prenons les textes. Ceux qu'elle écrit.
Ne vous aventurez pas à aller lui en prendre un pour le lire. Personne, jamais personne, ne les lit sans son autorisation et cela est et restera ainsi.
Vous n'avez nul droit de lecture si elle ne vous l'a pas accordé. C'est sur un de ces sujets qu'elle restera inflexible et fera preuve d'une dureté jusque là méconnue.
Si elle ne s'énerve pas, comme dit plus haut, elle s'agace. Par s'énerver, il est entendu crier, jurer, devenir très rapidement impoli et hausser fortement la voix. Ne serait-ce qu'une fraction de seconde.
Et cela, il est rare que ça arrive à la jeune musicienne. En revanche, elle s'agace plus facilement du comportement des personnes en majorité d'ailleurs ou d'une réponse évidente que personne ne trouve ou de quoi que ce soit d'évident que personne ne trouve, par exemple. Bien sûr, si elle possède la réponse mais que personne ne l'a elle la donnera, cela est aussi évident que cette fameuse réponse. Elle n'est pas complètement idiote. Juste à cheval sur certains principes, qu'elle suit à la lettre instinctivement depuis son plus jeune âgée, guidée par ces règles sans même qu'elle en ait conscience.
Mais revenons à ces gens qui se mettent en colère pour un rien, qui crient pour une futile histoire de brosse tombée pour la deuxième fois, parce que la caissière ne fait que parler, parce qu'il pleut, parce que l'on vient de nettoyer la table et qu'une tache la macule.
Elle ne supporte pas d'entendre de telles jérémiades pour des choses aussi moindres. En général, lorsque quelqu'un se met en colère, elle part de la pièce. Ou bien dans ses pensées, maugréant contre la personne stupide qui lui fait face.


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Jude Memimger
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Mer 29 Avr - 13:03

Parlons d'elle, de ce qu'elle aime et de ce qu'elle n'aime pas.
Les trois passions de la jeune fille sont le patinage artistique, la musique et l'écriture.
Elle a débuté le patinage artistique à quatre ans, tout comme la musique. Mais elle dut cesser de prendre des cours suite à la disparition du professeur, et le poste qui ne fut pas repris.
Elle garde toujours le plaisir de la glace en elle, a gardé ses patins et quelques tenues et ne se priverait jamais si elle le peut d'aller faire un tour dans une patinoire.
Elle a quitté également l'école de musique à laquelle elle était inscrite car elle déménagea.
Elle a appris à jouer du piano, du violon, du violoncelle, de la guitare ainsi que du synthétiseur.
Ses instruments préférés restent le piano et le violon.
En parallèle à ses cours de musique, il y avait les cours de chant, obligatoires. La jeune fille en avait pris goût et il lui arrive, une fois qu'elle s'assure d'être seule, d'élever la voix et entonner un air connu. Elle a réussi, après des heures d'acharnement, à écrire deux chansons que jamais elle ne s'est aventurée à chanter, hormis quelques phrases fredonnées au hasard.
Elle apprécie se promener à l'aube, lorsque les nuages ont encore une couleur rosée, ou même plus tôt, quand ils arborent une teinte d'un bleu profond, alors que tous dorment encore. Le crépuscule n'est pas à mettre à l'écart non plus, et la nuit non plus. Elle aime bien se balader la journée, mais tout ce monde et ces bruits l'incommodent un peu parfois.
La jeune fille se passionne à observer la nature. Elle regarde chaque oiseau, chaque branche, chaque nuage avec une attention particulière.
Elle adore les chats. Un chat dans la rue, et elle tentera de l'approcher, vous pouvez en être sûrs. Il n'est pas rare qu'elle n'y parvienne pas, et elle n'en est pas dépitée. Elle ne voit en aucun cela comme une défaite. C'est même une victoire par certains côtés. Ce chat là aura conservé sa méfiance, sa liberté. Il ne s'approchera pas trop des hommes, conservant sa nature.
Si elle pouvait se transformer en animal, elle serait sans aucun doute un chat ou un corbeau.
Outre ces deux animaux et espèces, elle adore les loups. En revanche, elle n'aime pas les chiens, à la limite, les plus grands, les plus sauvages.

À trop parler de ce qu'elle aime, on oubliera ce qu'elle n'aime pas.
Violet n'est pas ce genre de personnes qui aiment tout. Mais elle n'est certainement pas celle qui vous critiquera. Car s'il y a bien quelque chose que la jeune fille ne supporte pas, ce sont les critiques. Les jugements, les étiquettes, les classements que l'on applique aux gens, elle déteste.
Qu'elle n'aime pas les vêtements de quelqu'un, soit. Mais qu'elle aille critiquer et dire qu'elle trouve hideux, horrible, que cette personne doit être des plus infréquentables, non. Elle se dira qu'elle n'aime pas la tenue. Elle ne se dira pas que la tenue est horrible. Elle ne se dira pas que la tenue est «nulle». Elle, elle ne l'aime pas. Mais cette personne qui la porte la trouve à son goût, tout comme d'autres.
La pianiste déteste les animaux de la famille des Apidés, comme les abeilles, les bourdons. Elle a en horreur ces bêtes-là. Elle sait qu'il «faut rester immobile», ne pas «faire de gestes brusques» mais elle a peur. Alors elle fait un bond sur le côté. Ou reste pétrifiée, tremblotante et statufiée, les pupilles écartées.
Elle n'aime pas non plus le steak haché, le jambon, les pommes, le chocolat(sauf le blanc), les contes de fées, les livres à l'eau de rose, les gens qui s'énervent…

Jude apprécie fortement tout ce qui a trait au sang. Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la jeune fille propre sur elle ne recule pas devant une tache rouge au sol. Nullement, jeunes gens. Elle s'en approchera même, et observera attentivement la dite tache, presque avec admiration.
La lecture de romans noirs est fréquent chez elle. Plus que fréquent même ! Elle lit majoritairement des romans policiers, et ce depuis qu'elle est en âge de lire ; cette lecture a fortement influencé sa manière de voir et penser les choses ce qui n'est pas forcément bénéfique. Elle fut bernée, secrètement, par les grands récits sanglants d'auteurs du genre à tel point que l'on se demande si elle ne désirerait pas boire ou, tant qu'à faire, se faire mordre par un vampire ! Mais cela ne sont que rumeurs qui circulent autour d'elle comme bien d'autres.
Car, des rumeurs, il en circule autour de Jude. Jude, la fille énigmatique, Jude la froide, Jude la fière, Jude l'étrange, Jude ceci, Jude cela…
Ce ne sont que des qualificatifs. Mais autour de ces qualificatifs, certains peaufinent le tout et inventent des histoires autour de ces mots. Après, qui sait distinguer le vrai du faux ?
Mais, revenons-en au sang, voulez-vous ? Jude est capable, Ô combien capable ! de commettre des meurtres, des crimes. Mais pas des moindres, certainement pas. Ces crimes, elle les étudie, fais tout minutieusement. Ce n'est pas un meurtre, c'est une œuvre. Un tableau, peint avec de fins détails. Tout est pensé, rien n'est oublié. Et, surtout, tout est propre.

Je suppose que, comme presque tout le monde, vous aimez rire, écouter des blagues ou en raconter vous-même. Je suppose que vous avez fait bon nombre de bêtises pour le simple plaisir d'en rire par la suite, de voir la tête de monsieur Machin quand il verra que vous avez enduit sa craie de vernis ou je ne sais quoi d'autre.
Et bien, Violet, non. Elle ne connaît pas l'humour ou si elle le connaît ne semble pas y être sensible du moins, elle n'en montre rien.
Elle ne rit pas, ne raconte pas d'histoires drôles et ne fais pas de blagues. Personne ne l'a vue faire cela. Ce doit d'ailleurs être un facteur des nombreuses raisons qui font qu'elle n'a pas, ou très peu, d'amis. En général les gens aiment rire. Mais pas elle. Elle reste renfermée dans son coin à observer d'un œil suspicieux la bêtise accomplie. S'il arrive que vous tentiez de la faire rire en lui racontant une «super histoire trop drôle», elle restera stoïque. Visage d'éternel marbre.

Jude fut gentille. Jude sut rire. Jude put arborer un air intimidé. Mais cela date d'il y a longtemps, trop longtemps pour que les gens qui l'entourent le sachent et bien trop lointain pour qu'elle sache comment faire. Elle a enfoui ces sentiments, ces sentiments qui rendent les gens agréables, au plus profond d'elle-même jusqu'à les oublier, les écraser afin de ne pas réussir à s'en souvenir.

Rang [Voir dans "l'histoire et les règles"] : tueuse à gage, indirecte. (elle agit indirectement, ne tue pas de ses mains propres, ou rarement : elle manipule...)

Armes [Maximum 3 et épée sont refusé!] : Jude possède un poignard, léger et court. Il semble fin comme une aiguille, dur comme du basalte. Cependant, personne ne l'a jamais vu, on soupçonne juste la possession de cette arme, mais rien ne prouve qu'elle a véritablement une telle arme. Elle a de petites lames de métal, que l'on ne peut réellement considérer comme des armes mais elle s'amuse à les lancer et rattraper, comme certains le font avec un couteau. Elle a également un revolver.

Autre :

[Code] :Ok pour :le code

Je présente mes excuses pour les multis-posts, pas le choix. ^^'


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Suzumi Kari
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Mer 29 Avr - 15:14

Tout d'abord bienvenue...J'admire la longueur de ta fiche O__o un truc de dingue (mais Jeuv m'avait déjà parlé de toi><)
Il ne te manque plus qu'un rang et un avatar et ce sera parfait^^

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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Sam 2 Mai - 15:22

Merci beaucoup, Suzumi.

L'avatar est fait, ne reste que le rang... Où j'hésite, bien trop.
Est-ce que je pourrais avoir des précisions sur les actions et pensées (et religion en fait) du Bleeding Gang, s'il te plaît ?
Inscrire Jude à ce rang (~) me tente mais d'un autre côté, il y a des choses repoussantes, qui ne cadrent pas vraiment avec ce qu'elle est. ^^'
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Suzumi Kari
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Sam 2 Mai - 16:51

Joli avatar,c'est toi qui l'as fait?

Pour ce qui est de Bleeding Gang,il reste assez secret dans ses actions.Leur manière de penser,leur conviction est que tout être ne répondant pas aux critères "pieux" n'ont pas leur place sur terre.C'est pour ça qu'ils s'attaquent particulièrement aux prostituées car ils trouvent que la luxure est une diffimamtion et que les prostituées ne sont que des sorcières qui veulent mettre le chaos sur terre.Ils font aussi des crimes "bons" même si un crime est toujours mauvais.S'ils voient qu'une personne fait le mal,comme un viol,un meurtre,ils se chargeront aussi de le tuer,au nom de la justice de Dieu.
C'est un gang baigné dans le christianisme,fermé d'esprit et qui vit un peu comme au XVIIème siècle...

Est-ce que ça t'aide un peu?

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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Dim 3 Mai - 18:56

Je t'en remercie, oui, c'est moi qui l'ai fait.

Cela m'éclaire, merci ! =)
Hum, finalement... Elle ne va pas en faire partie. Je la vois mal tuer des prostituées parce que ce sont des prostituées.
En fait, je la verrai très bien en manipulatrice de l'ombre, le genre de personne qui tire les ficelles d'une famille afin de les pousser à quelque chose, comme un metteur en scène d'une somptueuse pièce de théâtre.
Ahem.
-Je réfléchis et j'édite.
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Suzumi Kari
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Lun 4 Mai - 14:37

Bien bien,mais réfléchis rapidement s'il te plaît,n'oublie pas le délai pour se présenter!

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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Mar 5 Mai - 19:02

-Fiche terminée.-
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Suzumi Kari
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MessageSujet: Re: Jude Memimger, oder Violet.   Mer 6 Mai - 10:15

-Fiche validée-

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